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Un photographe biterrois, ancré dans son territoire

Bonjour, je suis Thibault Clariond. J’ai 28 ans, je suis né à Béziers et j’y vis encore aujourd’hui. Pas par hasard, pas par défaut — par choix. Cette ville et cette région ont quelque chose que je ne retrouve nulle part ailleurs : une lumière particulière, des paysages qui changent de visage selon les saisons, des domaines viticoles, des villages perchés, une garrigue qui sent fort en été, et une façon de vivre qui pousse naturellement à prendre le temps.

C’est dans cet environnement que j’ai grandi, que j’ai appris à regarder, et que j’ai construit mon métier de photographe professionnel. Béziers est au cœur de mon quotidien et de mon travail — elle influence ma manière de voir la lumière, de choisir un cadre, de ressentir une ambiance.

Aujourd’hui, j’accompagne des particuliers, des couples, des familles et des professionnels qui souhaitent obtenir des images naturelles, soignées et sincères. Mon rôle ne se limite pas à déclencher un obturateur : j’écoute, je prépare, je m’adapte et je cherche à produire des images qui ont du sens — pour vous, pour votre histoire, pour ce que vous voulez garder ou montrer.

Une passion née avant les cours, avant les règles

Tout a commencé vers 10 ou 12 ans, avec un appareil photo reçu à Noël. Je ne savais pas encore, à ce moment-là, que ce cadeau allait devenir le fil conducteur de ma vie. Sur le coup, c’était surtout une curiosité — quelque chose à essayer, à triturer, à pointer vers tout ce qui m’entourait.

Les premiers résultats n’étaient pas toujours brillants. Je ne comprenais pas encore pourquoi certaines images fonctionnaient et d’autres non. Pourquoi une photo semblait vivante là où une autre restait plate. Pourquoi la lumière changeait tout. Pourquoi le moment choisi pouvait faire toute la différence entre une image oubliable et une image qui restait.

Au lieu de ranger l’appareil dans un tiroir, j’ai eu envie de comprendre. J’ai commencé à chercher par moi-même, à observer, à expérimenter, à recommencer. Pas dans une école, pas avec un professeur — juste avec cette obstination un peu têtue de vouloir progresser sans vraiment savoir où ça m’emmènerait.

Avec le temps, cette curiosité est devenue une passion. Et cette passion est devenue une manière de regarder le monde — une habitude de l’œil, une façon d’être attentif aux choses, aux lumières, aux gens, aux instants qui passent vite et qui méritent pourtant d’être retenus. C’est de là que tout est parti.

Mes premiers pas dans la photographie professionnelle

Six saisons photographe officiel de l’ASBH : l’école du terrain

Thibaut Clariond, moi dans les couloirs du stade Raoul Barrière à Béziers
Thibaut Clariond, moi sur la pelouse avec les joueurs de l'ASBH du stade Raoul Barrière à Béziers
Thibaut Clariond, moi sur la pelouse avec les joueurs de l'ASBH du stade Raoul Barrière à Béziers
Thibaut Clariond, moi devant une affiche de l'ASBH dans la ville de Béziers, dont la photo est l'une des miennes
Thibaut Clariond, moi en train d'essayer un objectif professionnel prêter par MidiLibre pour cette rencontre

Pendant mes études en école de commerce, alors que j’étais en alternance dans une salle de sport, une opportunité est arrivée d’une façon que je n’avais pas du tout anticipée. L’un des coachs avec qui je travaillais au quotidien était également préparateur physique au sein de l’ASBH, le club de rugby professionnel de Béziers. Un jour, il m’a contacté pour m’expliquer que le staff cherchait un nouveau photographe pour suivre l’équipe. Il pensait à moi.

C’est comme ça que tout a vraiment démarré. J’ai intégré l’ASBH avec pour mission de couvrir les matchs à domicile, certains déplacements selon les enjeux de la saison, et l’ensemble des besoins visuels du club. Portraits officiels des joueurs, trombinoscopes, soirées partenaires, présentations de maillots, événements institutionnels — le spectre était large, et chaque mission avait ses propres contraintes.

Pendant six saisons, cette expérience m’a profondément formé. La photographie sportive n’est pas une discipline où l’on peut tâtonner. Une action dure une fraction de seconde. Si vous n’êtes pas au bon endroit, avec les bons réglages, au bon moment, l’image est perdue — et elle ne se rejoue pas. J’ai appris à anticiper les actions avant qu’elles arrivent, à lire le jeu, à trouver le meilleur placement dans un stade, à gérer la lumière parfois difficile des matchs en nocturne, et à rester concentré du coup d’envoi jusqu’au coup de sifflet final.

Cette discipline, cette exigence, cette façon de toujours chercher l’instant juste même dans le chaos — c’est quelque chose que je n’aurais probablement pas appris aussi vite ni aussi profondément dans un autre contexte. Le rugby professionnel à Béziers a été une école très dure, très efficace et très marquante.

Je garde notamment un souvenir fort d’un déplacement à Narbonne, lors d’un derby historique entre les deux clubs. Ce type de rencontre, chargée d’histoire, de rivalité et d’une tension particulière dans les tribunes, m’a appris à chercher autre chose que l’action pure. À photographier une ambiance, une émotion collective, un détail dans une foule qui dit tout d’un moment. Ces matchs-là ne s’oublient pas.

Cinq saisons avec les Béziers Angels : raconter une histoire dans son ensemble

En parallèle de mon expérience avec l’ASBH, j’ai voulu continuer à évoluer dans d’autres univers du sport professionnel biterrois. Naturellement, je me suis tourné vers les Béziers Angels, club emblématique du volley féminin dans la région et l’un des clubs les plus titrés de France dans cette discipline.

À cette période, le photographe officiel du club mettait fin à ses fonctions. Une place était à prendre, mais il fallait d’abord montrer que mon regard et mon approche correspondaient aux attentes du club. Après une période d’essai, j’ai eu la chance d’être retenu et d’intégrer cette nouvelle aventure.

Pendant cinq saisons, j’ai couvert l’ensemble des matchs à domicile, de nombreux déplacements en France et certaines rencontres européennes. Les Béziers Angels évoluaient au plus haut niveau national et européen, ce qui représentait des enjeux photographiques très différents de ceux que j’avais connus avec le rugby. Le volley se joue en intérieur, avec une lumière artificielle parfois complexe à gérer, des actions très verticales, un rythme de jeu intense et une lecture du jeu totalement différente. Il a fallu m’adapter rapidement, repenser mes placements, ajuster ma technique et développer une nouvelle façon d’anticiper ce qui allait se passer sur le terrain.

En dehors des matchs, j’ai également assuré les portraits officiels des joueuses, les trombinoscopes, les reportages lors des réceptions partenaires et des événements institutionnels du club. Ce travail m’a ouvert à un pan de la photographie que je maîtrisais moins à l’époque : la photographie événementielle, avec ses ambiances particulières, ses lumières changeantes, ses échanges et ses instants à saisir entre les personnes.

Parmi tous les souvenirs de ces cinq saisons, la finale de la Coupe de France à Paris face à Cannes reste l’un des moments les plus forts de mon parcours. J’ai suivi l’équipe depuis Béziers jusqu’à Paris, du départ en bus avec les joueuses jusqu’au retour en ville après la victoire, en passant par le match, les célébrations dans les vestiaires et la réception officielle à la mairie de Béziers par le maire Robert Ménard. Ce reportage m’a appris quelque chose d’essentiel : raconter une journée entière, avec ses montées d’adrénaline, ses moments suspendus, ses émotions collectives et ses détails discrets, est une chose très différente de photographier une action isolée. C’est une construction, une cohérence, une narration qui se tient du début à la fin.

Photographe pour Midi Libre : apprendre à raconter vite, juste et honnêtement en entrant dans la vie Biterroise par toutes ls portes

Thibaut Clariond, moi lors d’un match au Palais des sports à Béziers

Au fil des années passées au bord des terrains, entre l’ASBH et les Béziers Angels, j’ai croisé régulièrement d’autres photographes accrédités, dont certains travaillaient pour la presse locale et régionale. Ces rencontres répétées ont créé des liens naturels, des échanges professionnels, et finalement une opportunité : une proposition de Midi Libre pour rejoindre leur équipe en tant que photographe pigiste, principalement sur le secteur de Béziers et de l’Hérault.

Cette nouvelle aventure a considérablement élargi mon champ d’action. Si le sport professionnel restait une partie de mon travail — notamment les matchs de l’ASBH, des Béziers Angels, du football professionnel ou encore du volley masculin à Sète — ma mission s’est rapidement étendue à des univers très différents. Événements culturels, manifestations locales, portraits de personnalités, rendez-vous institutionnels, soirées, expositions, vie publique biterroise — j’ai commencé à photographier la ville sous tous ses angles, dans tous ses états, à toutes les heures.

La Feria de Béziers a occupé une place particulière dans cette période. Chaque année, pendant plusieurs jours, je couvrais cet événement emblématique de la ville sous toutes ses formes : l’ambiance des bodegas, les rues envahies de monde, les moments festifs, les expositions culturelles organisées en parallèle, les personnalités présentes. Certaines images de ces reportages ont été publiées en une du journal — un repère important dans mon parcours, qui m’a confirmé que mon travail pouvait avoir une vraie portée au-delà du terrain sportif.

J’ai également couvert de nombreux rendez-vous politiques et institutionnels : élections présidentielles, municipales, régionales, législatives. Sans attache ni opinion politique particulière, j’ai trouvé ces reportages très enrichissants, précisément parce qu’ils m’obligeaient à observer avec neutralité, à photographier des situations chargées d’enjeux sans me laisser emporter par le contexte. Observer des personnalités locales, des candidats, des élus, des militants — saisir ce qui se joue dans une salle de résultats, dans un bureau de vote, dans un rassemblement public — tout cela m’a appris à lire les situations humaines avec beaucoup plus de finesse.

Travailler pour la presse m’a inculqué une exigence que je n’aurais pas développée autrement : raconter vite, clairement et honnêtement. Sur le terrain, les situations évoluent en permanence. Il n’y a pas de deuxième prise, pas de mise en scène possible, pas de lumière idéale garantie. Il faut comprendre ce qui se joue, trouver l’angle juste, rester discret et produire une image qui résume un moment à elle seule. Cette rigueur-là, je l’ai gardée intacte.

Pourquoi le mariage et de famille est devenu une évidence

Pendant plusieurs années, j’ai enchaîné les missions à un rythme soutenu. Entre le sport professionnel, les reportages pour la presse et les différents projets photo, je travaillais très souvent du mercredi au dimanche, avec peu de place pour autre chose. C’était intense, stimulant, formateur — mais aussi très prenant.

Puis ma vie personnelle a évolué. Avec ma compagne, nous avons eu la joie d’accueillir notre fils. Cette naissance a changé beaucoup de choses dans ma façon d’envisager mon métier et mon quotidien. Pas brutalement, pas dans la douleur — mais avec cette clarté tranquille que certains événements de la vie apportent naturellement. J’ai réalisé que je voulais consacrer mon énergie à des projets qui me correspondaient vraiment, dans un rythme qui me permettait d’être présent pour ce qui comptait le plus.

C’est dans ce contexte que la photographie de mariage et de famille s’est imposée comme une évidence. Non pas par défaut, non pas parce que c’était plus simple ou plus accessible — mais parce que ces deux domaines réunissaient tout ce que j’aimais déjà profondément dans le reportage. L’émotion brute, les instants décisifs, les détails discrets qui racontent plus qu’un long discours, les regards échangés, les gestes spontanés, les moments qui ne se jouent qu’une fois. Et avec, en plus, quelque chose que le sport ou la presse n’offrait pas toujours : le temps. Le temps de vraiment préparer, d’apprendre à connaître les personnes que j’allais photographier, et de construire une relation de confiance avant même d’appuyer sur le déclencheur.

Mon premier mariage a été celui d’un couple d’amis qui m’a fait confiance sans hésiter. Je me souviens encore précisément de certaines images de cette journée. Pas parce qu’elles sont techniquement irréprochables — mais parce qu’elles sont vraies, vivantes, et qu’elles racontent quelque chose. Cette journée a confirmé ce que je ressentais : c’est dans ce type de reportage que je voulais m’investir pleinement.

Sur un coup de tête, mais avec une vraie conviction, je me suis inscrit à un salon du mariage pour rencontrer des couples et présenter mon travail. C’est ainsi que cette activité a commencé à prendre une place de plus en plus centrale. Depuis 2022, j’accompagne des couples dans l’Hérault et en Occitanie, avec une approche qui n’a pas changé depuis le début : être présent sans s’imposer, guider quand c’est utile, s’effacer quand ce ne l’est pas, et livrer des images naturelles, élégantes et durables. Je fais aussi le choix de travailler avec un nombre limité de couples chaque année — pour prendre le temps avec chacun, bien préparer chaque reportage et rester exigeant de la première rencontre jusqu’à la livraison des images.

Thibaut Clariond, moi lors d’un mariage (en tant qu’invité cette fois)

Découvrez ma méthode

Ce que quinze ans de terrain ont vraiment changé dans ma façon de travailler

Mon parcours de photographe professionnel à Béziers s’est construit sur le terrain, au fil des reportages sportifs, des sujets pour la presse locale, des événements et des projets très différents les uns des autres. Ce ne sont pas des expériences que j’ai traversées en parallèle de ma formation — elles sont ma formation. Et elles ont façonné profondément ma manière de voir, de travailler et d’aborder chaque mission.

Dans le sport professionnel, j’ai appris ce que signifie vraiment anticiper. Pas prévoir vaguement — anticiper précisément, avec le bon réglage, le bon placement, la bonne lecture de ce qui va se passer dans les deux secondes suivantes. Cette exigence-là ne s’apprend pas dans un manuel. Elle se développe à force d’être sur le terrain, de rater des images, de comprendre pourquoi on les a ratées, et de ne plus les rater la fois suivante.

Dans la presse, j’ai appris à raconter des histoires que je ne connaissais pas à l’avance, dans des conditions que je ne maîtrisais pas, avec les moyens disponibles sur le moment. Adapter son regard, trouver l’angle juste, rester calme dans des situations chargées — c’est ce que la presse m’a donné, et c’est quelque chose que je retrouve dans chaque mission un peu complexe ou imprévisible.

Ce que tout ça change concrètement dans mon travail aujourd’hui : je sais m’adapter rapidement à des conditions changeantes, que ce soit la lumière, le rythme d’une journée, une météo capricieuse ou un imprévu de dernière minute. Je sais rester discret quand la situation le demande, et me rendre utile quand c’est nécessaire. Je sais observer ce qui se passe autour de moi sans me focaliser uniquement sur ce qui se passe devant mon objectif. Et je sais produire des images solides, cohérentes et lisibles, même quand tout va vite et que rien ne se passe exactement comme prévu.

C’est ce parcours-là — atypique, exigeant, varié — qui nourrit ma façon de photographier aujourd’hui. Qu’il s’agisse d’un mariage, d’une séance portrait, d’un reportage d’entreprise ou d’un projet pour un domaine viticole dans l’Hérault, je n’arrive jamais les mains vides. J’arrive avec tout ce que ces années m’ont appris à voir.

En dehors de l’appareil : ce qui nourrit mon regard

Un photographe, ce n’est pas seulement une technique et un portfolio. C’est aussi une façon de vivre, un rapport au monde, des passions qui influencent la manière dont on regarde les choses — même quand l’appareil est rangé. Voilà ce qui occupe ma vie en dehors du travail, et ce qui nourrit mon regard sans que je m’en rende toujours compte.

Le sport : une présence au quotidien, une énergie qui dure 

Le sport a toujours occupé une place centrale dans ma vie. Depuis l’enfance, j’ai pratiqué de nombreuses disciplines — judo, football, rugby — souvent plusieurs en même temps, avec cet appétit un peu insatiable de bouger, d’essayer, de progresser. Les semaines étaient bien remplies, mais j’aimais cette énergie constante, cette sensation de construire quelque chose à travers l’effort.

En grandissant, j’ai continué à explorer : musculation, vélo de route, VTT, tennis, course à pied, randonnée, paddle. Aujourd’hui, je pratique régulièrement le CrossFit — une discipline complète qui mêle haltérophilie, cardio et gymnastique — en parallèle du vélo, de la course, de la rando et de toutes les activités qui me permettent d’être dehors, en mouvement, en contact avec la nature de l’Hérault.

Ce rapport très ancré au sport a construit des choses en moi qui dépassent largement le physique. La rigueur, la capacité à rester concentré sur la durée, l’envie de progresser même quand les résultats ne sont pas au rendez-vous, l’endurance mentale — tout ça, le sport me l’a donné, et je le retrouve dans ma façon de travailler. Sur une longue journée de reportage, ou simplement face à un projet qui demande du soin et de la persévérance, c’est cette discipline-là qui fait la différence.

La cuisine et le vin : le goût des choses bien faites et bien partagées

Si le sport me donne l’énergie (et me permet de manger!), la cuisine et le vin me donnent le plaisir de prendre le temps. C’est une passion qui s’est développée plus sérieusement depuis 2025, mais qui était déjà présente depuis longtemps — dans l’attachement aux bons repas, aux produits bien choisis, aux moments partagés autour d’une table.

Je cuisine sans prétention de chef, mais avec beaucoup de plaisir et de curiosité. Ce que j’aime dans la cuisine, c’est autant le geste que le résultat : comprendre une technique, respecter un ingrédient, prendre le temps qu’il faut. Mon péché mignon reste le pâté en croûte — une préparation que j’aime réaliser dès que l’occasion se présente, notamment pour des repas en famille ou entre amis. Je suis également très attiré par la charcuterie maison, pour ce qu’elle représente : un savoir-faire patient, précis, profondément ancré dans la tradition.

J’ai aussi un attachement sincère aux recettes de mes grands-parents. Les retrouver, les refaire, les transmettre à ma façon est quelque chose qui compte pour moi. Il y a dans ces plats simples et généreux une mémoire affective que j’aime honorer.

Le vin occupe une place tout aussi importante dans cet univers. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas seulement ouvrir une bonne bouteille — c’est comprendre ce qu’elle raconte. Son terroir, son domaine, le vigneron qui l’a élaborée, les choix qui ont mené à cette cuvée précise. Avec ma compagne, nous aimons beaucoup visiter les domaines viticoles de l’Hérault, écouter les producteurs, découvrir les spécificités de chaque appellation et comprendre ce qui rend chaque vin différent. Cette région a la chance d’être extrêmement riche sur ce plan, et nous en profitons le plus souvent possible.

Cette sensibilité aux produits, aux gestes, à ce qui se passe autour d’une table — elle rejoint quelque chose dans ma façon de photographier. J’aime les détails vrais, les ambiances qui se construisent naturellement, les instants où les gens sont absorbés par ce qu’ils font et ne pensent plus à l’objectif. C’est souvent là que les images les plus intéressantes se trouvent.

Jardinage et bricolage : le plaisir du concret et des choses faites à la main

En dehors du sport et de la cuisine, j’ai toujours aimé les activités manuelles. Le bricolage, les petites réparations, les améliorations de la maison — tout ce qui implique de comprendre comment quelque chose fonctionne et d’intervenir soi-même plutôt que de déléguer. Il y a une satisfaction particulière à réparer ce qui était cassé, à améliorer ce qui pouvait l’être, à voir un résultat concret au bout de ses mains.

Depuis que je cuisine davantage, le potager est entré dans ma vie presque naturellement. Quand on commence à attacher de l’importance aux produits que l’on met dans l’assiette, l’envie de les faire pousser soi-même arrive assez vite. J’y cultive aujourd’hui différentes variétés de tomates, des courgettes, des poivrons, des melons, des pastèques, des fraises, des framboises — des produits qui viennent directement alimenter notre cuisine au fil des saisons.

Ce que j’aime dans le potager, ce n’est pas uniquement le résultat. C’est le cycle entier : planter, observer, attendre, récolter, cuisiner, partager. Il y a quelque chose de très satisfaisant dans ce rapport direct à la terre et aux saisons, quelque chose qui reconnecte à des rythmes plus lents, plus vrais, transmis de génération en génération. Autour de Béziers et dans l’Hérault, nous avons aussi la chance d’avoir des producteurs locaux remarquables, des marchés vivants et une vraie culture du produit — j’aime m’y approvisionner pour compléter ce que je ne cultive pas encore.

Ce rapport aux gestes, aux matières, aux choses faites avec soin et sans précipitation — je le retrouve dans mon travail photographique. Prendre le temps de bien regarder avant d’appuyer sur le déclencheur, ne pas chercher à tout forcer, faire confiance à ce qui se construit naturellement : c’est une façon d’être qui traverse tout ce que je fais.

Ce qui nourrit mon regard : histoires, images et inspirations du quotidien

En dehors du terrain et de la cuisine, j’aime tout ce qui touche aux histoires bien racontées. Les films, les séries, certains livres font partie de mes sources d’inspiration régulières — pas toujours consciemment, mais ils nourrissent mon regard d’une façon ou d’une autre.

Ce qui m’attire dans un film ou une série, c’est rarement le spectaculaire. C’est plutôt une ambiance, une façon de filmer les silences, un détail visuel qui dit quelque chose sans le formuler, une tension qui s’installe sans qu’on sache exactement pourquoi. Ce sont ces mêmes choses que je cherche dans mes photos.

Chez moi, vous trouverez surtout des livres autour de la cuisine, du vin et de la photographie — des sujets qui partagent quelque chose d’essentiel : la technique au service de la sensibilité, la patience au service du beau, la culture du détail au service de l’ensemble. Je lis aussi des romans policiers ou des sagas qui savent construire un univers solide et une atmosphère qui dure. Quand une histoire réussit vraiment à m’accrocher, je vais jusqu’au bout sans m’arrêter.

Ce que je retiens de tout ça — films, livres, séries, musique — c’est rarement l’anecdote ou le détail technique. C’est ce que l’histoire m’a fait ressentir, ce qu’elle m’a laissé imaginer, et ce que j’en garde longtemps après. C’est exactement ce que j’essaie de faire dans chaque image : laisser quelque chose qui reste.

Votre histoire mérite d’être bien racontée — parlons-en

Si vous êtes arrivé jusqu’ici, vous savez maintenant qui je suis, d’où je viens, comment j’ai construit mon regard et ce qui m’anime au quotidien. Cette page avait un objectif simple : vous permettre de mieux connaître la personne à qui vous allez peut-être confier un projet photo, un moment important ou un souvenir que vous voulez garder longtemps.

Maintenant j’aimerais en savoir davantage sur vous. Votre projet, votre histoire, vos envies, vos questions. Que vous prépariez un mariage dans l’Hérault, une séance portrait à Béziers, un reportage de famille, un événement professionnel ou un projet de communication en Occitanie — ce qui m’intéresse avant tout, c’est comprendre ce qui compte vraiment pour vous, et voir comment je peux vous aider à le raconter avec justesse.

Choisir un photographe, c’est choisir une personne à qui vous allez faire confiance pour des moments qui ne se rejoueront pas. Si mon parcours, mon approche et ma façon de voir le monde vous parlent, alors nous avons déjà une bonne base pour créer ensemble quelque chose de sincère et de durable.